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La physalie ou bluebottle

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La physalie ou bluebottle
Photo by Pixabay.com

La physalie n’est pas une méduse, c’est un siphonophore.

D’un point de vue esthétique, on peut dire que les physalies sont assez belles et photogéniques avec leurs couleurs roses et bleu profond  – mais elles n’en sont pas moins dangereuses. La physalie, grosso-modo, c’est un peu comme une grosse vessie avec des tentacules dessous.

Le corps de la physalie, gonflé de gaz flotte à la surface pendant que les tentacules venimeux trainent dans l’eau. Le corps même de la physalie est un flotteur, donc la physalie est toujours à la surface, à la différence des méduses qui peuvent évoluer indifféremment  à la surface ou entre 2 eaux, elle peut se balancer indolemment à peine sous la surface.

Au passage, on voit bien que les physalies et les méduses ne se ressemblent pas le moins du monde. Les tentacules qui sont attachés sous le flotteur sont venimeux, donc il ne faut jamais entrer en contact avec eux, même quand la physalie est morte et échouée sur la plage. C’est à peu de choses près le même cas de figure que pour la vive. Même morte, il ne faut jamais manipuler une vive.

Si vous avez touché les filaments d’une physalie , le plus souvent pendant la baignade, il faut laver la zone sans se frotter car les frottements ne feront qu’accentuer la libération de venin. Après une piqûre de physalie, il faut consulter un médecin. Les physalies que l’on rencontre le long de la façade Atlantique ont toutes les tailles, le plus souvent entre 2 et 15 centimètres. Les couleurs sont également variables, du bleu clair au bleu profond, en passant par le violet.

Les physalies dérivent en se laissant porter par les courants. Il y a quelques années de celà, j’ai croisé des physalies dans l’Adour. Le courant et la marée montante les avait poussé jusqu’à l’intérieur du fleuve.